Le Bien qui fait Mal

Wééé... j'ai écrit - enfin - le deuxième REQUIEM. Chuis content de celui-ci, mais moins que de l'assasymphonie quand même... Aaaah... Le Bien qui fait Mal... j'aime beaucoup cette chanson également. Mais l'assasymphonie est indétrônable ! Etooo... PS: Ce REQUIEM est, dans l'ordre chronologique, placé avant l'assasymphonie. Car l'assasymphonie se déroule pendant que Salieri tente d'égaler le talent de Mozart, et le Bien qui fait Mal illustre le moment où Salieri se rend compte que Mozart est un génie. Ah et... ce drabble/OS s'inspire des paroles mais surtout de la version scénique... non je n'ai pas encore vu le spectacle mais j'ai vu des vidéos. Voilà, ça, c'est dit XD

† LE BIEN QUI FAIT MAL †

Antonio Salieri fit mine de quitter la cour intérieure mais en réalité, il se cacha derrière une colonne pour écouter la musique de ce prétentieux de Mozart. Il n'en revenait pas que cet espèce... d'excité, c'était le mot, se permette de se donner en spectacle, alors qu'il ne souhaitait apparemment pas faire part de sa prestation !
En chemin, Salieri lisait la partition que lui avait « offert » Mozart... comme si ce pouvait être un cadeau. Oooh... une de ses compositions... Quelle magnifique offrande ! Il en était éternellement touché ! Et tout le blabla habituel... Non mais vraiment... pour qui il se prenait, le Wolfgang Amadeus Mozart ?
Mais Salieri se rendit bien vite compte que le compositeur autrichien avait ses raisons d'être prétentieux et peu discipliné... ou du moins, il pouvait se permettre de l'être.
Toujours dissimulé par une colonne, Salieri tendit l'oreille. Il entendit les violons jouer une note... puis deux... puis toute une symphonie... Et la cantatrice. Celle qui avait été son élève, tout de même ! Mozart se vantait bien de son travail, mais la beauté d'une mélodie se jouait aussi sur le chant... Et la Cavalieri n'aurait pas existé si Salieri n'avait pas été là... Il était d'ailleurs plutôt fier de sa cantatrice. Elle chantait bien, très bien même. Mais ce qui lui plaisait moins, c'était qu'elle chantait pour une énergumène comme Mozart.
La cantatrice entama son chant... Et Salieri fut comme envoûté. Il ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait. Sa musique était... magnifique. Juste avant, il avait le visage crispé par la colère, mais au moment où la Cavalieri avait commencé à chanter, il s'était stoppé net. Il était transporté par la musique de Mozart...
Il adorait ses compositions mais il détestait le personnage...
Il admirait le travail du musicien mais il reniait qu'il était meilleur que lui.
Il était persuadé que Mozart avait un bel avenir mais il ne supportait pas l'idée qu'il prenne sa place.
Il se laissait volontiers transporter par sa musique mais il n'admettra jamais en public qu'il aime son oeuvre.
Il aimait cette symphonie mais, tout en l'écoutant, sa haine pour le compositeur lui revenait, de plus en plus forte.
Il n'arrivait plus à se contenir. Des larmes coulèrent de ses yeux sombres. Mais Salieri ne savait pas si c'étaient des larmes de joie ou d'aversion. Il ne valait plus la peine de lutter contre ce fait irrévocable... Mozart le dépassait largement.
Serrant la partition entre ses doigts, Salieri courut en direction de sa demeure, pour composer au plus vite quelque chose de comparable à la musique de Mozart.

Et le clip du Bien qui fait Mal :

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