L'assasymphonie

Et voilà le premier REQUIEM... ouais, j'écris en majuscules ce mot car c'est du latin... et que ça le fait =3 M'enfin... ce REQUIEM s'inspire des paroles et du clip de l'assasymphonie, une chanson... tellement belle... les 50 premières fois où je l'entendais je pleurais ^^ Et après je me suis calmé. Je trouve ça tellement débile de pleurer juste pour une chanson. Mais bon... elle en vaut le coup ^^
À la fin du REQUIEM je vous mettrai le clip de la chanson, pour que vous puissiez comparer ^^

L'ASSASYMPHONIE

Salieri reposa violemment sa partition sur la table. Encore raté... ce n'était pas assez parfait. C'était à croire que cette oeuvre était inégalable. Non... il ne fallait pas faillir. Il devait être le meilleur ! Il vivait là depuis plus longtemps que ce stupide Mozart... Mozart... il ne pouvait pas débarquer comme ça, à l'improviste, et lui voler la vedette ! Lui voler une gloire qu'il avait déjà eu de la peine à recevoir. Il prit sa tête entre ses mains. Ça faisait deux nuits qu'il ne dormait plus. Deux nuits qu'il vouait à composer une mélodie qui égalerait celle de Wolfgang Amadeus Mozart. Ce type... il s'était imposé à Vienne comme un mal élevé, et déjà sa musique était parfaite. Bientôt toute la cour et l'Empereur lui-même allait le découvrir et il sera célèbre, très célèbre. Et c'était inacceptable ! Antonio Salieri avait les ongles plantés dans le haut de son crâne, les yeux rivés sur la partition. Ses pupilles parcouraient chaque note de musique en essayant de comprendre ce qui sonnait faux, ce qui ne marchait pas. Ses nerfs étaient à vif. Soudain, son poing frappa violemment la table de bois et il froissa le parchemin. Il fallait le reconnaître ; Mozart avait du talent, beaucoup de talent, mais Salieri, lui, n'en manquait pas non plus. C'était ça qui l'irritait. Il se savait bon, il se savait doué, il se savait talentueux... Dans ce cas pourquoi n'arrivait-il plus à composer une mélodie à la hauteur de celle de son rival ? Il lui fallait du repos.
Salieri s'approcha de sa fenêtre. Une grande fenêtre ronde qui donnait sur la cour. Une main sur le rebord de la fenêtre, il guettait le parc et vit avec effroi le jeune Mozart en train d'écrire une nouvelle symphonie. « Non, pensa Salieri. Il vient à peine de finir son dernier succès... Et le voilà qu'il se remet à composer pour m'humilier de plus belle ! » Mozart puisait ses idées dans la cour en écoutant les sons de la nature. C'est alors qu'arriva une chose qui mit Salieri de plus en plus en colère. Constance Weber arriva, une ombrelle à la main, faisant mine de chercher son amant. S'assurant qu'elle n'était pas vue, elle se jeta dans les bras de Wolfgang Amadeus Mozart. Les deux commencèrent à s'embrasser. Salieri les regarda d'un œil empli de haine et de mépris. L'amour. Quel sentiment immonde.
« Il faut se rendre à l'évidence, songea-t-il. Je maudis ce sentiment. »
Il était dégoûté de voir que pendant que lui souffrait de constater qu'il n'était pas à la hauteur de ses espérances, d'autres s'amusaient à batifoler comme des sous-espèces... Ça le dégoûtait vraiment. Il reprit alors son travail. Armé d'une plume, il essayait de nouvelles combinaisons, mais jamais elles n'étaient aussi belles que celles qu'improvisaient Mozart.
« Je suis sûr qu'il se moque bien de moi. Il doit être heureux de mon échec. Il sait que je le vois écrire sa symphonie... il le sait mais ne fait rien. Il me défie... Sans répit. »
Après encore une nuit de travail acharné, rien n'arrivait à égaler le talent de Mozart, et Salieri en avait assez. Sa colère et son dépit s'étaient transformés en ennui. Pour le combler, il se mit au piano et commença à jouer la mélodie composée par son rival. Quand il eut fini, il se rendit compte... Cette mélodie était sublime. La musique de Mozart était sublime. Son talent... le dépassait. De loin. Salieri se pencha sur toutes les partitions qu'il avait écrites pour battre Mozart. Les relisant des dizaines de fois, les larmes vinrent seules. Il avait peur. Il avait peur de perdre sa place de compositeur de la cour. Il jouait pour l'empereur. C'était toute sa vie. Il aimait la musique. Le seul amour qu'il était capable d'éprouver était la mélomanie. En réalité, il avait tellement peur de son propre échec que sa main tremblait, et faisait rater ses partitions. Ses compositions étaient toutes aigries par son orgueil.
Il savait ce qu'il allait faire.
Composer une musique aux couleurs de sa colère, de sa jalousie, de son dépit et de son orgueil.
Une explosion de notes au goût de sang.
Et son nom sera...
L'assasymphonie.

Et voici le lien du clip :

http://www.dailymotion.com/video/xbj2ii_mozart-l-opera-rock-l-assasymphonie_music

Commentaires (3)

1. Arm' 13/07/2012

*_______________*

2. Arm' 13/07/2012

Je revis le clip là ! Bon essayer de faire un avis constructif ...

3. Arm' 13/07/2012

Tu retranscris tellement bien le clip ! Bon en même temps, t'es aidée, il y a des images ! :) Mais tu sais pour avoir beaucoup plus d'avis non subjectifs - comme le mien mdrrrrr - tu devrais te faire connaître, partager ton blog !

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