Frater

Frater n'est pas un "chef-d'oeuvre", j'en ai bien conscience. Mais voilà, l'envie d'écrire ceci m'est passé par la tête, et voilà ce qu'il en est ressorti... je n'ai pas encore assez de recul pour donner un avis concret dessus, mais j'espère que cela va tout de même vous plaire ! x)

FRATER

Parfois, petit frère, je te regarde et me dis que j’aurais pu être à ta place.
C’est vrai, j’aurais pu être une enfant désirée, issue d’une famille unie, heureuse et stable. J’aurais pu être chérie, aimée et, peut-être, pourrie gâtée, mais recevoir de l’attention et de l’amour de la part de mes parents. Avoir une mère fière de moi et qui m’apporterait de l’affection, qui me consolerait quand j’irais mal, qui me soutiendrait dans mes projets. Connaître mon père, partager de bons moments avec lui, lui confier mes problèmes. Ne pas être née « par accident », d’un père qui considérait ma mère comme un coup d’un soir et d’une mère trop pauvre pour avorter. Pouvoir affirmer que, oui, je suis heureuse, j’ai une famille et que je sais ce que signifie l’amour maternel.
Puis, tu es arrivé. Quinze ans après ma propre naissance, tu es venu au monde, fils de mon beau-père et de celle qui est biologiquement ma mère. Ta petite bouille souriante, ton rire absolument craquant, et l’étincelle qui brille dans tes yeux, m’ont touchée. Mais voilà, je ne peux m’empêcher de penser que j’aurais pu être à ta place. La vie fait étrangement les choses. Pour moi, elle a peut-être été injuste, et toi, tu as eu le meilleur. Et puis je te regarde, et regrette mes pensées. Comment t’enlever ça ? Profite de ton bonheur, mon petit. La vie ne sera peut-être pas toujours clémente avec toi. Mais sache que j’y veillerai. Je ferai tout pour t’éviter ce que j’ai pu vivre.

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